La pudeur se place à différents niveaux selon les individus.
Par exemple, la femmed'un de mes amis fera une maladie si on voit, ne serait-ce qu'un morceau d'un de ses seins, tandis que je me fous qu'on me voit nu. En revanche, je ne pourrais jamais accomplir un acte sexuel, et donc intime, en présence d'un tiers ( ce qui ne gêne pas certains ) et aller aux toilettes si je ne suis pas isolé m'indispose. Pour d'autres, c'est l'inverse. Tout est relatif.
Il y a aussi la pudeur des sentiments: pour rien au monde je n'exposerais mes sentiments face à une caméra pour une émission pour décérébrés.
.Si je cherche le champ commun à ses divers emplois actuels, je trouve pourtant le besoin de cacher à autrui ce qu'on a l'impression de ne pas pouvoir lui révéler sans se mettre en danger, ce qui revient à dire qu'on le ressent comme une faiblesse et que, éventuellement, on en a honte.
Qu'il s'agisse de sentiments, de particularités physiques ressenties comme "hors norme", de situations telles que celles relatives à la sexualité, à l'excétion ou à l'hygiène corporelle, je pense que le point commun à tout cela est le besoin de contrôler sa propre image, non en tant qu'objet mais en tant qu'apparence du moi intime, de ne la laisser voir que telle qu'on la souhaite. Nous connaissons tous, je pense, des femmes même naturistes qui n'aiment pas être vues le matin avant de s'être coiffées et maquillées un minimum.
je suis assez d'accord avec cette citation.
je pense que la pudeur sert d'abord à nous protéger d'autrui. On cache son soi pour ne pas être en position de faiblesse, pour ne pas avoir honte et pour ne pas se laisser dominer.
Ainsi, quand on est en intimité avec quelqu'un , en égalité , en confiance, on accepte de se mettre plus ou moins à nu. Si on ne se connait pas, on ne se confie pas, car celà risque de se retourner contre nous, on montre ses faiblesses et l'autre pourrait en profiter.
On se met à nu, dans ses sentiments ou son corps, que si on est en confiance vis à vis de l'autre et que ce dernier agisse de même.
Si l'intimité n'est qu'en sens unique, et qu'en plus la personne qui se confie prend plaisir à dévoiler son moi psychique ou physique celà devient de l'exhibitioniste.
le mot exhibitionisme est aussi valable pour les sentiments que pour le corps et la pudeur est la même que ce soit pour le corps que pour les sentiments.
Pour rejoindre Europhom, il faut à mon avis également scinder la pudeur sexuelle, celle qui est répréhensible au titre de la loi et les pudeurs corporelles, sentimentales et vestimentaires.
Peut on dirs que la pudeur sexuelle est acquise lors de l'éducation , alors que les autres pudeurs sont intimement ancrées en soi et je dirai innées .
la pudeur est seulement un sentiment,
pas forcement envers soit mais peut etre aussi envers les autres, on etale pas sont argent (en France) par pudeur ! par peur de jalousie pour certain (par peur aussi qu'on vous en demande certainement) mais celui qui n'en a pas n'en parle pas non pas par pudeur, mais par honte !
au niveau corporel, c'est un peu la meme chose, la pudeur est souvent due a des complexes ( peur de se montrer a sont desaventage) mais aussi quant on se sent seul au millieu des autres !
le respect n'a rien a voir, c'est plus de la pudeur mais de la civilitée !
Tout à fait d'accorrd Lomax.
La pudeur est un sentiment, un ressenti. On peut être pudique et se sentir mal à l'aise lorsqu'on est sur une plage textile, et ne pas être pudique sur une plage naturiste. Cela vient du sentiment d'être regardé sur la plage textiel et non sur la naturiste.
Et là, il n'est pas question de respect.
On peut aussi être nu dans un centre et être incapable de se changer dans des vestiaires, par pudeur, par peur du regard des autres et honte de ce qu'ils peuvent voir.
Désolé d'en remettre une couche mais pas forcément d'accord avec ce qui a été dit précédemment.
Juste un exemple pour illustrer mon propos sur pudeur et respect; certes, ce sont deux notions différentes, j'en conviens, mais liées quand même.
Je ne vais pas étaler mes sentiments profonds, mais pas uniquement parce que je l'ai décidé seul mais parce que j'imagine ce que reçoit ainsi celui qui est en face de moi.
Le but est de ne pas le gêner, donc de le respecter!
C'est pour cela que la nudité dans un lieu naturiste ne pose pas souci; elle ne heurte pas celui qui en présent à mes côtés, donc là pas de question de pudeur!
Je ne sais pas si je suis clair...en tous les cas, la notion est complexe à expliquer!!
Alors, pour résumer, la pudeur s'exprime par rapport à autrui, pour ne pas le choquer...et donc le respecter!
La notion de respect est au moins aussi complexe que celle de pudeur, alors je ne suis pas très sûr qu'elle puisse l'éclairer. Quant à la modestie, le mot a également un éventail de significations assez ouvert, sans qu'on ait besoin de se référer au franglais. Le triangle de tissu destiné à atténuer la profondeur d'un décolleté par exemple s'appelle une modestie et, dans un français quelque peu démodé, immodeste est synonyme d'impudique pour qualifier une tenue vestimentaire ou une attitude physique.
Décidément, quand on essaie de fouiller des concepts aussi abstraits (pardon pour le pléonasme), la lexicologie est inséparable de la psychologie, chacun, au-delà des références officielles données par les dictionnaires, délimitant de façon subjective les champs de signification qu'il met derrière les mots. Du reste la lexicologie n'est pas une science exacte, et les définitions données par les dictionnaires reflètent aussi la subjectivité de ceux qui les écrivent.
Nous voilà loin du naturisme. Heureusement que Nuage de lait nous en a absous ! (Mais c'était à propos d'un autre sujet).
Message édité par : papygb
ça reveind a ce qu'on voulait dire la pudeur est un sentiment qui nous gene nous vis a vis des autres, et le respect est un acte de civilitée pour ne pas gener les autres 😉
la pudeur dans le sens: ne pas montrer ses sentiments, c'est aussi pour ne pas se gener soit memme, le respect, pour ne pas gener les autres ! on aurra pas la meme approche suivant les personnes ! on voit des enfants (etant adultes qui tendent la main a leur pere, d'autre qui feront la bise, arrive l'eduction qui a institué une morale, et suivant comme elle est acceptée, elle se traduira par un profond respect au pere, on lui tend la mains (au moins en publique souvent)! d'autre en grandissant estime que la bise est deplacée , on lui teds aussi la mains, dans ces 2 cas, il y a une crainte du pere, et des autres
ce qui est rassurant c'est qu'une 3eme categorie fera la bise aussi ! c'est ou bien un neu-neu, ou une personne qui a depasser ce stade qui n'a pas les memes valeur et la meme morale, personnellement, je fait la bise a tout le monde dans la famille, les oncles, les cousins ! je suis le seul et pourtant c'est un geste naturel qui n'a jamais choqué qui que ce soit ! tout juste s'etre posé la reflection, tient c'est vrai les autres tendent un poingnée de main? et nous on se fait la bise! 😮 on s'en fout on va pas changer ça alors que ça fait 40 ans qu'on agit ainsi 😎 ça montre aussi que pour ne pas etre pudique il faut aussi avoir une bonne dose de confiance ensoit, et pouvoir affronter les autres, on peut etre impudique mais respecteux ! ça n'a plus rien avoir avec la confience ! 😉
Là c'est entre le respect et la crainte que la frontière devient difficile à tracer. En gros , il faudrait respecter le jugement des autres sans le craindre. S'agissant des relations avec l'autorité (Dieu, le père, le pouvoir et ses représentants) les deux notions paraissaient autrefois inséparables.
"Et j'ai toujours été nourri par feu mon père
Dans la crainte de Dieu, Monsieur, et des sergents "
disait Chicaneau dans "Les Plaideurs" de Racine.
On apprenait pourtant au catéchisme la différence entre la contrition imparfaite (regretter d'avoir péché par crainte de Dieu et du châtiment) et la contrition parfaite (le même regret mais par amour de Dieu).
De fait, le mot pudeur s'appliquant aussi au refus de voir les autres nus, je peux m'interdire la nudité par respect de la pudeur des autres sans que la mienne soit concernée.
J'ai l'impression d'être en pleine casuistique. Aurais-je refoulé une vocation de Jésuite ?
Que les catholiques me pardonnent cette plaisanterie : je respecte leur foi que j'ai longtemps partagée.
lolo33 dit "être pudique, c'est ne pas choquer l'autre, donc le respecter", reliant ainsi pudeur et respect.
Je ne trouve pas ça juste.
Si je vois quelqu'un être "impudique" (à mon sens - car ça reste tout de même très relatif, subjectif!), je vais trouver son attitude impudique mais je n'en serai pas pour autant "choqué".
Si même j'en étais "choqué" ou froissé, je ne le considérerais pas comme une marque d'irrespect car cela n'a rien à voir avec moi! Tout au plus en serai-je énervé! C'est en effet (lomax) plutôt un sentiment de gêne que l'autre produit (non "irrespectueux" de soi). Tout au plus contesterai-je son attitude.
L'impudeur n'étant donc pas liée à mon respect, je ne peux que la "relier", s'il le faut, à une sorte de "convenance" donc de "décence" - qui sont des appréciations culturelles. Et la "pudeur" conseillée, suggérée, renvoie personnellement à une certaine "modestie", évidemment subjective, qu'elle soit individuelle ou collective.
L'exemple donné plus haut sur le rapport de l'enfant au père dans le cas d'une "crainte" du père (mais on peut prendre aussi l'exemple d'un/e "patron/ne" ou d'un "dieu" ou de toute instance de pouvoir) tend à mettre en avant qu'il existe des codes moraux qui seraient des codes de respect mais que ces codes sont factices. En effet, si l'on craint, c'est qu'on a peur, et la peur ne constitue pas en soi un réel respect, n'est-ce pas? Elle ne fonde pas non plus l'amour. Ces codes sont donc ce qu'ils sont: des codes de domination, de hiérarchisation. Un respect sincère implique, il me semble, une certaine mise à égalité, une dignité égale.
Lorsqu'on craint, on ne montre pas de la pudeur mais on se soumet à un, des interdit(s). Le "jugement de l'autre", s'il fait peser une menace crainte, est "respecté". Ainsi la pudeur a-t-elle à voir avec soi-même, avec ses sentiments propres et non avec des codes, des pouvoirs ou une stupide morale imposés.
"Le mot pudeur s'appliquant aussi au refus de voir les autres nus, je peux m'interdire la nudité par respect de la pudeur des autres sans que la mienne soit concernée."
Refuser de voir l'autre nu, est-ce une manifestation de pudeur de la part de qui refuse? On peut dire que oui, et ce la n'a pas trait au respect au à la crainte. Respecter la pudeur de l'autre "sans que la mienne soit concernée" signifie sans que cela ne change rien à ma propre "pudeur", qui n'inclut pas cette nudité.
Toutefois, il faut préciser, bien sûr, que cette "pudeur" ressentie à l'égard de la nudité n'est pas naturelle mais induite par la culture. C'est donc en relativisant nos différences culturelles, sans chercher à les éliminer, qu'on apprend à nous accepter les uns les autres.
je pense que "nous", les naturistes, avont reussit a passer les barriere de la pudeur pour les remplacer par un autre code, un code qui nous est relativement propre ! un code de savoir vivre simple , un code placé plus sur des valeurs differentes de celle des textiles !on ne se prends pas la tete avec les meme choses !
et c'est bien, 😎
D'accord avec ourfarewell pour crainte et respect. Je constate une certaine tendance à confondre les deux notions à une époque où l'éducation visait à inculquer la soumission plutôt que l'esprit critique. Epoque révolue, j'espère, dans notre culture. En ce qui me concerne, je considère qu'un vrai respect implique la confiance et exclut donc la crainte. Je crois que c'est cette relation qui caractérise les naturistes entre eux et réserve donc la pudeur à un usage beaucoup plus intime que la dissimulation d'une partie du corps.
