pour répondre à Europhom et changer de forum, pour moi, il n'y pas que la pudeur des organes génitaux. Il est vai que lorsqu'on parle de pudeur, c'est la première qui vient à l'esprit
il y a également la pudeur des sentiments et la pudeur vestimentaire.
la pudeur des sentiments consiste à cacher ses sentiments intimes, sa vie personnelle à autrui
la pudeur vestimentaire qui amène une gêne si notre habillement ne correspond pas à la situation sociale dans laquelle nous sommes.
quant à nous les naturistes, nous gardons une part de notre pudeur de nos organes. Il s'agit de voir les discussions sur le fait de se raser ou non le pubis, de se raser sous la douche, et même de mettre des portes aux douches !!
peut on définir avec une même formule le point commun de touts ces pudeurs
C'est une bonne idée, mais pour que ce fil reste compréhensible je recopie ici ce que je disais ailleurs:
il y a également la pudeur des sentiments et la pudeur vestimentaire.
la pudeur des sentiments consiste à cacher ses sentiments intimes, sa vie personnelle à autrui
la pudeur vestimentaire qui amène une gêne si notre habillement ne correspond pas à la situation sociale dans laquelle nous sommes....
peut on définir avec une même formule le point commun de touts ces pudeurs
J'aurais tendance à dire qu'il s'agit dans ces deux cas d'un sens dérivé, voire figuré, du mot pudeur. Pas abusif pour autant, mais qu'il ne faut pas nécessairement amalgamer.
Il y a également une pudeur corporelle, qui consiste à vouloir cacher les parties du corps qui sont trop loin du standard (et parfois à peine éloignées du "canon").
Je crois qu'il faut conserver le mot pudeur (tout court) à celle des organes reproducteurs et excréteurs, et parler dans les autres cas de "pudeur des sentiments", "pudeur vestimentaire", "pudeur corporelle".
Mais n'oublions pas que l'origine du mot (latin pudere) est "avoir honte" et non "cacher", et encore moins "respecter".
Si la "pudeur des vêtements", la "pudeur corporelle" sont bien liées à une certaine forme de honte, ce n'est pas nécessairement le cas de la "pudeur des sentiments".
Pour moi, la pudeur va de pair avec le respect!
Entièrement d'accord quant à la tenue vestimentaire, la pudeur est d'avoir une tenue adaptée à la circonstance; j'irais même plus loin en disant qu'un naturiste sur une plage textile est imudique mais qu'un textile sur une plage naturiste l'est tout autant!
Pour ce qui est de dévoiler trop son intimité, je suis aussi en phase avec ce qui a été dit plus haut; on a un "discours public", on en a un autre dans le privé...et puis il y a des choses qui ne se disent pas!!
A bientôt!
Sujet complexe en effet et qui avait fait l'objet d'un long débat il y a environ un an. Pour moi l'origine latine n'est plus forcément pertinente, le concept représenté par ce mot ayant énormément évolué avec la culture dominante. Si je cherche le champ commun à ses divers emplois actuels, je trouve pourtant le besoin de cacher à autrui ce qu'on a l'impression de ne pas pouvoir lui révéler sans se mettre en danger, ce qui revient à dire qu'on le ressent comme une faiblesse et que, éventuellement, on en a honte.
Qu'il s'agisse de sentiments, de particularités physiques ressenties comme "hors norme", de situations telles que celles relatives à la sexualité, à l'excrétion ou à l'hygiène corporelle, je pense que le point commun à tout cela est le besoin de contrôler sa propre image, non en tant qu'objet mais en tant qu'apparence du moi intime, de ne la laisser voir que telle qu'on la souhaite. Nous connaissons tous, je pense, des femmes même naturistes qui n'aiment pas être vues le matin avant de s'être coiffées et maquillées un minimum.
Etre naturiste, c'est entre autres professer que le corps est tout entier respectable quel que soit son état. Pour les naturistes, n'importe quelle partie de leur corps peut donc être vue par autrui sans inconvénient comme faisant en quelque sorte partie du paysage. En revanche ils peuvent ne pas avoir envie d'être regardés dès lors qu'ils ressentent le regard porté sur eux comme une évaluation de leur moi intime.
Et naturellement tout dépend du degré...d'intimité justement qu'on a avec l'autrui qui regarde.
Message édité par : papygb
Effectivement, il y a des personnes à qui on révèle toute son intimité et d'autres vis à vis desquelles on restera pudique. La pudeur, c'est aussi une façon de se protéger, ne de pas se livrer totalement.
Il peut sembler paradoxal, en effet, pour un non-naturiste, de parler de pudeur pour les naturistes! Mais même si je suis nu au milieu d'autres naturistes, je reste très pudique. L'impudeur d'ailleurs n'est pas seulement dans le regard, mais aussi dans les paroles et dans les gestes. En me mettant nu devant mes semblables, je n'ai pas pour autant mis mon âme à nu. Certes, un écran est tombé, mais il n'est que superficiel; il faudra en faire tomber plusieurs autres avant d'atteindre mon moi profond...
La pudeur, c'est la mesure, le respect des limites, c'est la modestie, être modeste vis-à-vis des autres, dans de multiples aspects. Ca peut être positif comme ça peut être négatif. En elle-même, la pudeur n'a pas de valeur: tout dépend du regard, du contexte, de son bagage psycho-culturel.
Je peux trouver très "impudique" le discours irréfléchi de quelqu'un, sans mesure, ou un déballage intime aux grand médias, qu'une histoire de corps voire de nudité. Je trouve que l'impudeur aujourd'hui, elle existe avant tout dans les médias.
Jeanne d'Arc a été condamnée pour à mourir sur le bûcher pour impudeur. Non pas parcequ'elle se changeait nue devant ses soldats, puisqu'à l'époque c'était naturel, mais parcequ'elle portait des vêtements d'homme !
Pour moi, la pudeur va de pair avec le respect!
C'est en effet une évolution récente du mot, au delà de l'acception etymologique de "honte" - on la trouve dans les dictionnaires récents. Mais c'est plus rare dans l'usage commun. Si quelqu'un vous dit qu'il est pudique et ne veut pas se mettre nu, disons dans lieu naturiste, il s'agit certainement de sa pudeur personnelle!
"Aller de pair", oui, mais tout en les distinguant. La jambe droite "marche" de pair avec la jambe gauche, mais elles sont tout à fait distinctes.
Entre pudeur (au sens premier) et respect, il y a un autre sentiment: celui d'être gêné (voire offensé) par la nudité de l'autre... et c'est aussi qualifié de "pudeur" dans les dictionnaires. Et dans cette gêne il peut aussi y avoir à la base un sentiment de respect.
Il n'y a matière à "respect" que pour autant que l'autre ait ce sentiment de gêne. Mais il faut peut-être s'assurer que cette "pudeur/respect" ne devienne une escalade sur la "pudeur/gêne/respect".
Exemple (car je me rends compte que je suis en pleine théorie): les voisins naturistes qui se cachent l'un de l'autre, l'hypothèse que celui qui reste habillé n'accepte pas votre nudité.
Si on veut comprendre et progresser dans la compréhension des mécanismes de la pudeur, il est essentiel de partir du sentiment de base, de s'y arrêter - et c'est là que l'étymologie ou l'histoire sont d'une grande aide - ensuite d'avancer, pas à pas, vers les sentiments dérivés - et vers la compréhension actuelle de la notion de pudeur et des notions connexes.
doublon...
Message édité par : Europhom
La pudeur, c'est la mesure, le respect des limites, c'est la modestie, être modeste vis-à-vis des autres, dans de multiples aspects. Ca peut être positif comme ça peut être négatif. En elle-même, la pudeur n'a pas de valeur: tout dépend du regard, du contexte, de son bagage psycho-culturel.
Je peux trouver très "impudique" le discours irréfléchi de quelqu'un, sans mesure, ou un déballage intime aux grand médias, qu'une histoire de corps voire de nudité. Je trouve que l'impudeur aujourd'hui, elle existe avant tout dans les médias.
Là on est dans le "franglais". En anglais, on dit souvent "modesty" pour pudeur, et cela prête à confusion.
Dans la pudeur (des sentiments), il y a avant tout un sentiment intime. Je ne parle pas de tel aspect personnel, parce que je n'ai pas envie que les autres soient au courant, je ne veux pas être jugé par les autres.
Dans la modestie (des sentiments) je ne veux pas imposer mes sentiments aux autres, dans la modestie des qualités je ne veux pas m'imposer.
