Ca se discute. C'est sur que d'un point de vue géologique, la Terre n'est pas prêt de disparaitre.
Mais d'un point de vue écologique, si nous nous faisons du mal, nous en faisons encore plus aux autres espèces.
Je sais que certains points de vue trouvent que ça n'a pas de sens que les être humains se préoccupent du sort des autres organismes vivants... ou que c'est hypocrite ou démago etc...
D'autres ont une vision d'une humanité indissociable de la nature (c'est vrai que par exemple, la raffinerie de Feysin évoque moins pour moi une humanité en bonne santé que la Camargue par exemple).
Bref, c'est un débat très intéressant qui à mon avis sera incontournable dans les prochaines années (enfin, j'espère qu'il aura lieu...).
Comme j'ai déjà eu l'occasion de l'écrire dans d'autres messages, la nature s'en remettra fort bien. Elle-même n'est pas avare en destructions massives. L'exemple des dinosaures est édifiant. Il y en a eu d'autres.
L'Homme n'est donc qu'un petit amateur en la matière.
Ce n'est certes pas une raison pour exterminer à tout va. Ne serait-ce que pour notre propre survie. Et il est vrai que si la biodiversité pourra se maintenir - fût-ce sous des formes légèrement différentes - pour 95 % des espèces vivantes au moins, les oiseaux & mammifères disparus ne seront pas remplacés rapidement. Même par des espèces nouvelles.
Conclusion : s'il est plus que souhaitable de préserver ce qui peut l'être encore, il faut le concilier avec l'intérêt des autres peuples, ceux qui ont du mal à se nourrir, à trouver un peu d'eau... ou plus simplement qui rêvent d'avoir un tout petit peu de notre confort.
Autrement dit, si la protection de la nature telle que nous la connaissons est un objectif très louable, ce n'est pas une fin en soi. Même si on peut légitimement le regretter.
