ce n'est pas la grosse menace pour la plage et le camping ?
J'imagine que les solutions envisagées doivent nourrir les conversations locales .
Dans deux siècles oui, mais d'ici-là, non. Euronat est en pente, si les eaux montaient, la plage reculerait, mais seulement en partie.
En revanche, il est des maisons construites en bord de falaises en Normandie qui ont dû être déclarées inhabitables, au Havre, à Etretat etc.
Pas seulement à cause de la montée des eaux, mais tout simplement parce que la falaise recule.
Montée des eaux ou pas, une côte peut être mobile.
Quand on va à pied d'Euronat à Soulac (trajet qu'on peut faire nu sur la quasi-totalité du parcours), on voit, à l'Amélie, des arbres tombés sur la plage.
L'action des vagues, du vent, des eaux qui vont de la terre vers la mer, sapent les bases de la dune, qui à cet endroit est carrément verticale.
Et un des campings du coin, à l'Amélie, est vraiment au bord et est beaucoup plus menacé qu'Euronat.
je suis allé à l'amélie, il y a 20 ans, c'était déjà impressionnant : le camping s'effondre... mais si c'est normal
Jadis chez moi c'était la plage, avec de belles dunes de sable fin. aujourd'hui je suis à 55m d'altitude.
C'est vrai que c'était il y a 3 millions d'années.
mais comme quoi quand on sait attendre... ça monte et ça descend...
tu as monté ?
c'est dans quelle région que ça se passe, à Marseille ?
on a beaucoup parlé de la Vendée, mais la Gascogne n'a pas aussi pris la tempête ?
la forêt a de nouveau été massacrée ?
ce ne sont que des arbres, mais ça fait aussi mal a voir que des maisons inondées.
non non ! ! c'est comme Tchernobyl , la tempete s'est arretée aux departements de la vendée et des deux sevres .... ça fait moins à declarer en catastrophe naturelle :paf
les autres ? ? ? et bien je vais vous le dire : .....quels autres ? ? ? 😀 😀
Fab
ce ne sont que des arbres, mais ça fait aussi mal a voir que des maisons inondées.
A condition que ce ne soit pas la tienne !
😉
@Taisy
oui, c'est vrai, on est souvent très peu compatissant : j'ai déjà assisté à l'incendie de la maison à côté de chez moi. La famille voisine était en pleur... nous étions tous sur le trottoir d'en face, à attendre bêtement les pompiers ((je vous signale qu'il y a moyen d'attendre intelligemment en commençant le plus vite possible à dégager les véhicules, et à empêcher les "curieux" de s'arrêter dans le chemin - on y pense pas nécessairement quand tout le monde se met à crier et à pleurer autour de vous)
Je ne pouvais m'empêcher de penser que ces emmerdeurs de voisins avec leur bête incendie allaient me brûler ma maison aussi... Mais j'ai quand même pu éviter de me mettre en colère, surtout qu'autour de moi, j'ai pu voir aussi des gestes, des paroles ou de simples regards compatissants à l'égard de ceux qui avaient déjà tout perdu : l'homme n'est pas aussi mauvais qu'il veut bien le dire 😛
Il n'en reste pas moins que la panique, la curiosité morbide où le désintérêt total seront toujours des réactions humaines, en face de "grandes catastrophes"
En effet vieuxclebs ; tu as raison de le souligner !
J'y pensais justement lors de ce terrible accident de chemin de fer survenu récemment à Buizingen en Belgique.
Une femme, demeurant l'une des maisons qui longe la voie ferrée, se trouvait donc, bien malgré elle, aux première loges; lors d'une interview, elle exprimait son émotion face à cette catastrophe ; sa maison avait été prise d'assaut par les journalistes qui n'avaient pas hésité à franchir la clôture, piétiner son jardin ; alors que d'autres, frappaient à sa porte pour lui demander l'autorisation de prendre des photos de sa fenêtre.
Que pouvaient-ils montrer de plus en se rapprochant davantage ?
A l'affut du cliché le plus sanglant ; au plus proche de la scène dont on imaginait mal les détails les plus morbides ; ici parait-il, un bras sectionné gisant le long des voies et de longues giclées de sang sur un amas de ferraille tordue ; là c'est plus clair : une jambe écrasée qu'on ampute sur place faute de pouvoir l'extraire de cet enchevêtrement indescriptible de tôle et d'acier, et ailleurs devant les caméras qui filment et filment encore, des visages hagards, des regards errants, des têtes bandées, des corps qu'on emmène sur des brancards dissimulés sous des couvertures marrons, des secouristes, des pompiers, des gendarmes : tous à pied d'oeuvre dans la brume d'un petit matin neigeux; une journée pas ordinaire où dix-huit personnes qui se rendaient à leur travail ne devaient plus jamais revenir.
Sûr qu'il y a plus à en dire que des arbres qui tombent; même déraciné par la tempête; sûr que les pauvres gens surpris en plein sommeil qui ont péri noyés faute d'avoir été évacués suscitent davantage notre intérêt, notre curiosité mais aussi notre empathie: non, finalement, l'homme n'est pas si mauvais !
