La mise en scène de la nudité féminine, qui se manifeste de façon « animale » à travers la danse libre des femmes sur scène, accentuée par le port de masques animaux tels que des loups coquins, pourrait-elle ne pas perturber l’intégrité de cette composition dramatique consacrée à l’amour courtois – une conception « pure » inventée par les hommes – pour laisser s’échapper ce qu’elle retenait jusqu’alors : la reconnaissance du désir féminin qui, dans la liberté des mouvements des corps exposés, se libère des contraintes imposées par les normes masculines.
Ces corps, qui ne sont plus de simples éléments de décor – d’ailleurs, n’est-ce pas que le rideau tombe ? – mais qui deviennent des incarnations d’un désir propre, des manifestations de liberté détachées des liens qui les entravaient.