Nord 0 plage
Normandie 1 Plage
Bretagne 5 Plages
Loire 0 plage
Poitou 0 plage
Gironde 1 plage
Landes 6 plages
Languedoc-Roussillon 1 plage
Provence 4 Plages
Corse 2 plages
La plage de Deauville a été fermée pendant 3 jours durant la saison 2000 par mesure préventive pour risques de pollution microbiologique des eaux de baignade.
Causes : Dysfonctionnements du système d'assainissement lors d'évènements pluvieux importants.
Actions engagées : Programme global au
niveau du district Deauville-Trouville pour rénover tout le système
d'assainissement. Travaux prévus sur 5 à 6 ans qui ont débuté en
1999
La plage de Postollonec est classée C.
Causes : Rejets des systèmes d'assainissement autonomes non conformes, influence de plusieurs ruisseaux environnants.
Actions engagées : La commune a entamé des
travaux de réhabilitation du réseau d'assainissement. Un budget de 6 MF a
été voté pour un projet de raccordement d'un hameau de Crozon vers la
station d'épuration. Les travaux s'achèveront en 2002.
Douarnenez
Pavillon Noir en 1999.
La plage du Riz est classée C. Par ailleurs, le site du Ry est fréquemment touché par les marées vertes (3000 m3 d'ulves ramassées en 2000, soit plus de 1000 tonnes de biomasse en poids frais collectées).
Causes : Les eaux usées de la commune de Kerlaz se rejettent dans l'océan via la rivière. Les marées vertes proviennent des rejets nitratés des activités agricoles de tout le bassin versant.
Actions engagées : Un programme
d'assainissement pour réaliser une nouvelle station d'épuration et un
émissaire en mer est en cours (instruction du permis de construire en 2001),
la fin des travaux étant prévue pour 2002. En parallèle, une étude du bassin
versant a été lancée pour lutter contre la prolifération des algues vertes
sur le littoral.
Erquy
Pavillon
Noir 2000.
La plage du bourg est classée C.
Causes : Des épandages de lisiers importants sont responsables de la pollution microbiologique de la plage suite au lessivage des sols.
Actions engagées : Aucune car les autorités compétentes, en
connaissance de cause, ne font pas appliquer les textes de loi en vigueur.
La plage des Nouelles est classée C; fermeture préventive des plages de St Laurent-Les Nouelles (12 jours) et de Martin (7 jours) pour risque de pollution des eaux de baignade.
Causes : Le classement en C de la plage des Nouelles est du à une rupture du réseau d'assainissement collectif mal entretenu.
Actions engagées : Suivi épisodique du raccordement des habitants au réseau de collecte des eaux usées.
La plage de la Salie Sud (point d'étude) est contaminée par les rejets microbiologiques et industriels du Wharf, présence de nombreux macro-déchets sur la plage.
Causes : Le collecteur du Wharf recueille les eaux usées, après passage en station d'épuration, de toutes les communes du Bassin d'Arcachon, ce qui correspond à 75 000 habitants l'hiver et 300 000 habitants l'été. Les papeteries de Facture, déversent également leurs effluents traités dans le Wharf. Les 5 stations urbaines d'épuration ne sont pas assez performantes pour traiter cette pollution. De plus, un phénomène d'accumulation se produit dans le collecteur générant un rejet en sortie du Wharf où les concentrations bactériologiques peuvent être 40 fois supérieures aux normes pour des eaux de baignade saines. La baignade est interdite mais sans aucune communication indiquant que le Wharf est un égout.
Actions engagées : La nouvelle municipalité de La Teste s'est engagée à baliser et à informer le public sur le site pour la saison estivale 2001. Des panneaux d'informations seront installés aux abords de l'émissaire pour avertir le public du danger et des causes réelles de l'interdiction de baignade. Une étude de 600 KF a été commandée par le SIBA (Syndicat Intercommunal du Bassin d'Arcachon), le gestionnaire du Wharf, pour évaluer les conséquences du mélange effluent urbain/effluent industriel sur le milieu marin. Un arrêté d'autorisation de rejet plus stricte devrait être rédigé pour 2002. Des travaux ont été réalisés pour rénover une partie du collecteur. Dans les années à venir les stations d'épuration devraient posséder un traitement biologique pour améliorer leurs rendements et taux de dépollution.
La plage de la Barre (point d'étude) est classée C avec présence régulière de nombreux déchets et plaques de mazout sur le littoral. Causes : Les plages Angloyes souffrent des lacunes du système d'assainissement de Bayonne et du cône de déjection de l'Adour qui charrie des déchets et des polluants chimiques (hydrocarbures, mercure, zinc,...). Fermeture préventive pour risque de pollution de l'eau des plages des Sables d'Or (2 jours) et du VVF (4 jours) durant la saison estivale 2000.
Causes : L' égout pluvial des Sables d'Or est parasité par des branchements clandestins d'eaux usées domestiques qui se déversent sans aucun traitement sur cette plage. Surfrider Foundation a effectué 6 échantillons d'eau en sortie de l'égout des Sables d'or. Les résultats des analyses réalisées sur ces prélèvements mettent en avant la présence de témoins de contamination fécale (Coliformes, E.coli et Entéroccoques) en concentration 3 fois supérieures aux normes sanitaires pour des eaux de baignade saines. Le poste de relèvement de la plage du VVF est tombé en panne.
Actions engagées : Un budget de près de 10 millions de francs a
été voté pour améliorer les systèmes d'assainissement du bassin versant des
Sables d'Or (quartier du Moulin-Barbot notamment). Il s'agit dans un premier
temps de réaliser une enquête, engagée depuis quelques mois, auprès de 1 500
foyers, soit environ 4 500 personnes pour détecter les mauvais branchements
(eau pluviale sur eau usée et inversement). Un premier courrier d'injonction
pour demander aux habitants une mise en confirmité sera envoyé
prochainement. Des tests à la fumée ou par coloration seront effectués
parallèlement. De plus, la Lyonnaise des eaux mandatera des inspecteurs qui
iront conseiller techniquement les particuliers dont les branchements ne
sont pas conformes. L'ensemble de l'enquête devrait s'achever en mai 2002.
D'autre part, un bassin d'infiltration dans le sable sera construit sous les
Sables d'or pour détourner le débit important du Moulin-Barbot. Le début des
travaux est prévu pour le printemps 2002. Une enquête publique relative à
l'assainissement d'Anglet et de Bayonne se déroulera entre le 5 Juin et le 5
Juillet 2001. En parallèle, la mairie procède à des contrôles quotidiens de
la qualité des eaux de baignade avec la méthode "COLILERT" sur les plages
des VVF, des Sables d'Or et de la Barre. Cette politique de prévention
consiste à fermer systématiquement les plages après les forts orages qui
peuvent entraîner un risque de pollution et à ne les réouvrir qu'après
analyse conforme via ce procédé qui sert finalement de référence pour
décider de la date de réouverture d'une plage fermée.
Fermeture préventive pour risque de pollution de l'eau des plages de la Côte des Basques (3 jours), de la Milady (9 jours), de Marbella (8 jours), du Port Vieux (1 jour), de la Grande Plage Sud et Nord (2 jours) durant la saison estivale 2000. Nombreux déchets et plaques de mazout sur le littoral.
Causes : La station d'épuration de Marbella n'a pas la capacité de traiter le flux d'eau lors d'épisodes pluvieux importants. Une partie des eaux usées n'est pas épurée et est rejetée à 150 mètres au large de la Milady par un émissaire trop court. Il s'agit d'un mélange d'eaux usées et d'eaux pluviales. Une étude de courantologie a prouvé que ces eaux peuvent selon les marées et les vents, revenir vers la côte et altérer la qualité des eaux de baignade.
Actions engagées : Un appel d'offre a été lancé pour la
réalisation d'un nouvel émissaire en mer. Le futur maître d'Oeuvre sera
choisi d'ici le mois de juillet pour que cet émissaire soit opérationnel fin
2002. Il y aura donc 2 émissaires : l'émissaire du Port Vieux (l'ancien qui
recevra les eaux du Chardinerou, ruisseau relié depuis peu à un bassin de
rétention à ciel ouvert de 800 m3) et ce nouvel émissaire qui sera lié à la
future station d'épuration. Le permis de construire de la station
d'épuration a été déposé en mairie et elle devrait être opérationnelle en
juin 2002. Cette nouvelle station aura une capacité de 100 000 EH
(Equivalent Habitants) pour un débit de 2500m3/h. De plus, 3 nouveaux
bassins de rétention sont à l'étude. Un budget prévisionnel de 135 MF pour
ces travaux (station et émissaire) a été voté, mais il semble d'ores et déjà
qu'ils nécessiteront au moins 150 MF (émissaire plus cher que prévu). En
parallèle, la mairie procède à des contrôles ponctuels de la qualité des
eaux de baignade avec la méthode "COLILERT" lors d'évènements pluvieux.
Cette politique de prévention consiste à fermer systématiquement les plages
après les forts orages qui peuvent entraîner un risque de pollution et à ne
les réouvrir qu'après analyse conforme via ce procédé qui sert finalement de
référence pour décider de la date de réouverture d'une plage fermée. Si ce
système garantit une bonne qualité des eaux de baignade, il occasionne un
nombre élevé de fermetures préventives sur l'ensemble des plages de la
commune.
L'estuaire de l'Uhabia (point d'étude) est classé D.
Causes : Pollution microbiologique véhiculée par la rivière Uhabia. De nombreux particuliers des communes en amont sont mal raccordés au réseau d'assainissement. La plage d'Ilbarritz a été fermée de manière préventive pendant 1 journée pour risque de pollution des eaux de baignade durant l'été 2000. Causes : Station d'épuration de Marbella/Biarritz en surcharge lors de fortes pluies.
Actions engagées : Bidart est la première commune de la Côte
Basque à avoir réhabilité sa station d'épuration dans les temps. En effet,
depuis juillet 2000, la station d'épuration de Bidart a été entièrement
rénovée avec des procédés épuratoires innovants (filtration membranaire,
UV,...). Sa capacité a doublé, elle est passée de 12 000 EH (Equivalents
Habitants) à 25 000 EH, pour un budget de près de 20 MF Hors Taxe. La
commune réhabilite peu à peu tout son réseau de collecte des eaux usées. Un
syndicat intercommunal entre les communes de Bidart, Arbonne et Ahetze a été
créé pour réaliser un diagnostic de l'assainissement autonome des
particuliers et établir la carte de systèmes autonomes non conformes.
La plage des Hendayais (point d'étude) est classée D, contamination de la baie de Txingudi par du cuivre et du mercure.
Causes : Rejets directs dans la Bidassoa (eaux usées non traitées provenant d'Irun et Fontarrabie en Espagne rejetées au niveau du Cap Figuier). Le cuivre provient des produits antisallissures utilisés pour les bateaux, le mercure d'industries de traitement de surface situées plus en amont.
Actions engagées : La ville d'Hendaye est à 74% en réseau
séparatif pour la collecte des eaux usées et des eaux pluviales. Trois
quartiers sont toujours en réseau unitaire, ils passeront en séparatif dans
les trois années à venir (une campagne d'un an pour chacun des quartiers).
La station des Joncaux, vieille de 30 ans, va être rénovée pour l'été 2002
pour un budget de 6 MF. Afin d'éviter tout risque de pollution des eaux de
baignade, notamment lors de forts orages, la commune a en projet de
construire un bassin de stockage d'eaux pluviales de 3500 à 4000 m3 avant
traitement à la station d'épuration d'Armatonde, située en front de mer. Il
devrait coûter 3 MF et sera en service en 2004.
Fermeture préventive pour risque de pollution de l'eau de la Grande Plage (1 jour) et de Senix (8 jours) durant l'été 2000. Les eaux de baignade de la Grande Plage ont fait l'objet d'un résultat d'analyse supérieur aux normes impératives suite à un contrôle de la DDASS. Nombreux déchets et plaques de mazout sur le littoral.
Causes : Débordements du déversoir d'orage de Senix et apports d'eaux usées provenant probablement de la Nivelle sur la Grande Plage.
Actions engagées : Un syndicat intercommunal pour la gestion des
eaux du bassin versant de la Nivelle s'est mis en place. En plus des
contrôles des DDASS, la commune de Saint Jean-de-Luz vérifie, elle-même,
tous les jours, de mai à septembre, les zones de baignade en mer grâce à la
méthode Colilert. Cet outil leur permet de décider rapidement de l'ouverture
ou de la fermeture d'une plage. Fermetures préventives de la plage
d'Erromardie pendant une journée. Causes : Débordement du poste de relevage
lors de forts orages. Actions engagées : La station d'épuration d'Archilua
sera réhabilitée pour 2003, pour un budget de 8 MF. Une station
supplémentaire pourrait être construite sur Urrugne, sa capacité serait de
20 000 EH pour un montant de 20 MF.
La plage du Métro est polluée depuis trente ans par des rejets industriels contenant des phosphates, potasse et composés azotés.
Causes : Rejets directs de l'entreprise Réno sur la plage de Tarnos/Digue.
Actions engagées : La ville de Tarnos, via le SPPPI (Syndicat Permanent pour la Prévention des POllutions Industrielles et des Risques), va réaliser la révision complète de la zone industrielle avec un diagnostic des réseaux, la réfection des postes de relevage, l'installation d'un système de télésurveillance des effluents (sondes à hydrocarbures) et la construction d'un bassin Débourbeur/déshuileur en fin de réseau. La plage de l'Entre-Deux-Digues est classée B mais reste fermée pour risque de pollution des eaux depuis 2000; nombreux déchets échoués sur la plage. Causes : Déchets charriés par le cône de déjection de l'Adour, pollution microbiologique due à un assainissement de la ville de Bayonne trop insuffisant (un peu plus de 50% seulement des eaux sont collectées). Actions engagées : Installations de barrages flottants pour retenir les macro-déchets transportés par la rivière, nettoyage des chambres d'enracinement par criblage. Au niveau de l'assainissement, la commune a voté un budget de 3 MF pour construire une nouvelle station d'épuration, en lieu et place de l'ancienne, pour l'horizon 2003-2004. La ville de Bayonne poursuit ses travaux de raccordements au système de collecte des eaux usées (Objectif bleu : 95 % de taux de collecte pour 2002).
Lanquedoc-Roussillon/Pyrénées Orientales
Les plages de la rive gauche (Sarrail, Hotel de ville et Topaze) sont classée C. Nombreux macro-déchets échoués sur le littoral.
Causes : Pollution liée aux dysfonctionnement de la station d'épuration.
Actions engagées : Le District de l'Agglomération de Montpellier a effectué toutes les enquêtes préalables (choix du site, permis de construire, arrêté d'autorisation), l'appel d'offre pour le maître d'oeuvre a été lancé. Un émissaire de 11km, rejetant les effluents des stations d'épuration amont, sera construit d'ici 2003 pour éviter la pollution directe du canal du Lez. L'ensemble des travaux est prévu pour fin 2003.
Causes : Inconnues.
Actions engagées : Programme engagé au sein du SIVOM de l'Aire Toulonnaise. Des études diagnostic sont en cours pour déterminer les défaillances du réseau. Le schéma d'assainissement eaux usées/eaux pluviales est programmé.
Causes : Réseau de collecte des eaux usées insuffisant, des effluents non raccordés se déversent dans la rivière voisine.
Actions engagées : Un projet d'extension de la station est en
cours (agrandissement et amélioration du système de traitement avec l'étude
d'un process de filtration biologique). Pour résoudre les problèmes de
pollution en amont, une étude du bassin versant a été engagée par les
communes limitrophes et deux bassins de rétention ont été construits pour un
budget d'environ 200 000 Francs.
La plage des Graniers est classée C.
Causes : inconnues.
Actions engagées : Au niveau du port, la réhabilitation des zones
de carénage est en cours. Un programme sur quatre ans a été voté pour la
mise en place d'une pompe aspirante et d'une fosse afin de récupérer les
effluents des bateaux à quai et de les envoyer vers la station d'épuration.
Par ailleurs, la commune assure la surveillance des mouillages forains et
des dégazages. Un programme d'assainissement est en cours pour récupérer les
eaux pluviales et terminer de raccorder toutes les habitations situées
autour des plages (une campagne d'analyses des eaux qui se rejettent sur le
littoral afin de déterminer les sources de pollution est en cours). Au sujet
de la plage des Graniers, le lotissement du Mérou devrait être raccordé
avant le début de la saison balnéaire 2001, un collecteur d'eaux usées a été
mis en place en bordure de la plage.
Causes : Le déclassement de la plage est dû à des courants marins provenant d'Italie, qui occasionnent, dans certaines conditions, une pollution microbiologique du milieu. La fermeture est due à une anomalie du poste de relevage et au mouillage forain de bateaux de plaisance.
Actions engagées : Programmes ponctuels du
réseau d'assainissement (entretien de l'émissaire et nettoyage des plans
d'eau avant la saison estivale), pas de grand programme prévu.
Les plages Trottel et Lycée Flesh classées C, les Salines Sud (point d'étude) classées D.
Causes : Plage de Trotttel : problèmes de réseau d'assainissement, pannes des stations de relevage des eaux usées, colmatage d'une canalisation du fait d'un mauvais entretien des conduites. Plage Lycée Flesh : pannes des stations de relevage des eaux usées. Les Salines Sud : rejet permanent, mauvais raccordement d'un quartier entier au réseau de collecte d'eaux usées.
Actions engagées : Afin de pallier aux dysfonctionnements des
stations de relevage, la ville d'Ajaccio a engagé des travaux permettant
d'équiper ces postes de groupes électrogènes. Ces travaux seront achevés en
avril 2002. En ce qui concerne la plage Salines Sud, La commune d'Ajaccio
conduit actuellement une étude qui a pour objectif de définir les moyens à
mettre en oeuvre pour résoudre les problèmes de rejets d'eaux usées en mer.
Dans l'attente de leurs réalisations et par mesure de sécurité, cette plage
est interdite à la baignade
La plage de la baie de la Sauvagie est classée C.
Causes : Colmatage d'une canalisation du fait d'un mauvais entretien des conduites.