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AuteurPoésie naturiste
GL1800
164    
 Membre confirmé
Venu(e) 06-05-2019 10:50
GL1800
  Posté : 09-02-2010 07:39

Un brin de poésie en attendant les beaux jours

http://www.dailymotion.com/video/x5hnaz_ouverture-in-extenso-poésie-naturis_creation
  Profil  

JeanYves
393    
 Membre confirmé
Venu(e) 23-03-2019 12:09

Ile-de-France Essonne
JeanYves
  Posté : 09-02-2010 08:55

Joli.
Et Beethoven est bien le musicien qui convient !

Voici aussi un très beau poème de Rimbaud qu'on peut qualifier, je crois, de "naturiste"...

Sensation

Par les soirs bleus d'été, j'irai dans les sentiers,
Picoté par les blés, fouler l'herbe menue :
Rêveur, j'en sentirai la fraîcheur à mes pieds.
Je laisserai le vent baigner ma tête nue.

Je ne parlerai pas, je ne penserai rien :
Mais l'amour infini me montera dans l'âme,
Et j'irai loin, bien loin, comme un bohémien,
Par la Nature, - heureux comme avec une femme.


Arthur Rimbaud, mars 1870

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JeanYves
  Profil  E-mail  www  

spartan91
9  
Venu(e) 28-08-2010 00:56
spartan91
  Posté : 18-04-2010 03:55

j'aimerias continuer avec un poème de rimbaud également. je ne sais pas si il était pro naturisme, mais je pense pouvoir dire qu'il avait un rapport à la nature qui est proche de notre philosophie....

Soleil et chair

Le Soleil, le foyer de tendresse et de vie,
Verse l'amour brûlant à la terre ravie,
Et, quand on est couché sur la vallée, on sent
Que la terre est nubile et déborde de sang ;
Que son immense sein, soulevé par une âme,
Est d'amour comme Dieu, de chair comme la femme,
Et qu'il renferme, gros de sève et de rayons,
Le grand fourmillement de tous les embryons !

Et tout croît, et tout monte !

- Ô Vénus, ô Déesse !
Je regrette les temps de l'antique jeunesse,
Des satyres lascifs, des faunes animaux,
Dieux qui mordaient d'amour l'écorce des rameaux
Et dans les nénufars baisaient la Nymphe blonde !
Je regrette les temps où la sève du monde,
L'eau du fleuve, le sang rose des arbres verts
Dans les veines de Pan mettaient un univers !
Où le sol palpitait, vert, sous ses pieds de chèvre ;
Où, baisant mollement le clair syrinx, sa lèvre
Modulait sous le ciel le grand hymne d'amour ;
Où, debout sur la plaine, il entendait autour
Répondre à son appel la Nature vivante ;
Où les arbres muets, berçant l'oiseau qui chante,
La terre berçant l'homme, et tout l'Océan bleu
Et tous les animaux aimaient, aimaient en Dieu !
Je regrette les temps de la grande Cybèle
Qu'on disait parcourir, gigantesquement belle,
Sur un grand char d'airain, les splendides cités ;
Son double sein versait dans les immensités
Le pur ruissellement de la vie infinie.
L'Homme suçait, heureux, sa mamelle bénie,
Comme un petit enfant, jouant sur ses genoux.
- Parce qu'il était fort, l'Homme était chaste et doux.

Misère ! Maintenant il dit : Je sais les choses,
Et va, les yeux fermés et les oreilles closes.
Et pourtant, plus de dieux ! plus de dieux ! l'Homme est Roi,
L'Homme est Dieu ! Mais l'Amour, voilà la grande Foi !
Oh ! si l'homme puisait encore à ta mamelle,
Grande mère des dieux et des hommes, Cybèle ;
S'il n'avait pas laissé l'immortelle Astarté
Qui jadis, émergeant dans l'immense clarté
Des flots bleus, fleur de chair que la vague parfume,
Montra son nombril rose où vint neiger l'écume,
Et fit chanter, Déesse aux grands yeux noirs vainqueurs,
Le rossignol aux bois et l'amour dans les coeurs !

II

Je crois en toi ! je crois en toi ! Divine mère,
Aphrodite marine ! - Oh ! la route est amère
Depuis que l'autre Dieu nous attelle à sa croix ;
Chair, Marbre, Fleur, Vénus, c'est en toi que je crois !
- Oui, l'Homme est triste et laid, triste sous le ciel vaste.
Il a des vêtements, parce qu'il n'est plus chaste,
Parce qu'il a sali son fier buste de dieu,
Et qu'il a rabougri, comme une idole au feu,
Son cors Olympien aux servitudes sales !
Oui, même après la mort, dans les squelettes pâles
Il veut vivre, insultant la première beauté !
- Et l'Idole où tu mis tant de virginité,
Où tu divinisas notre argile, la Femme,
Afin que l'Homme pût éclairer sa pauvre âme
Et monter lentement, dans un immense amour,
De la prison terrestre à la beauté du jour,
La Femme ne sait plus même être courtisane !
- C'est une bonne farce ! et le monde ricane
Au nom doux et sacré de la grande Vénus !

III

Si les temps revenaient, les temps qui sont venus !
- Car l'Homme a fini ! l'Homme a joué tous les rôles !
Au grand jour, fatigué de briser des idoles,
Il ressuscitera, libre de tous ses Dieux,
Et, comme il est du ciel, il scrutera les cieux !
L'Idéal, la pensée invincible, éternelle,
Tout ; le dieu qui vit, sous son argile charnelle,
Montera, montera, brûlera sous son front !
Et quand tu le verras sonder tout l'horizon,
Contempteur des vieux jougs, libre de toute crainte,
Tu viendras lui donner la Rédemption sainte !
- Splendide, radieuse, au sein des grandes mers
Tu surgiras, jetant sur le vaste Univers
L'Amour infini dans un infini sourire !
Le Monde vibrera comme une immense lyre
Dans le frémissement d'un immense baiser !

- Le Monde a soif d'amour : tu viendras l'apaiser.

Ô ! L'Homme a relevé sa tête libre et fière !
Et le rayon soudain de la beauté première
Fait palpiter le dieu dans l'autel de la chair !
Heureux du bien présent, pâle du mal souffert,
L'Homme veut tout sonder, - et savoir ! La Pensée,
La cavale longtemps, si longtemps oppressée
S'élance de son front ! Elle saura Pourquoi !...
Qu'elle bondisse libre, et l'Homme aura la Foi !
- Pourquoi l'azur muet et l'espace insondable ?
Pourquoi les astres d'or fourmillant comme un sable ?
Si l'on montait toujours, que verrait-on là-haut ?
Un Pasteur mène-t-il cet immense troupeau
De mondes cheminant dans l'horreur de l'espace ?
Et tous ces mondes-là, que l'éther vaste embrasse,
Vibrent-ils aux accents d'une éternelle voix ?
- Et l'Homme, peut-il voir ? peut-il dire : Je crois ?
La voix de la pensée est-elle plus qu'un rêve ?
Si l'homme naît si tôt, si la vie est si brève,
D'où vient-il ? Sombre-t-il dans l'Océan profond
Des Germes, des Foetus, des Embryons, au fond
De l'immense Creuset d'où la Mère-Nature
Le ressuscitera, vivante créature,
Pour aimer dans la rose, et croître dans les blés ?...

Nous ne pouvons savoir ! - Nous sommes accablés
D'un manteau d'ignorance et d'étroites chimères !
Singes d'hommes tombés de la vulve des mères,
Notre pâle raison nous cache l'infini !
Nous voulons regarder : - le Doute nous punit !
Le doute, morne oiseau, nous frappe de son aile...
- Et l'horizon s'enfuit d'une fuite éternelle !...

Le grand ciel est ouvert ! les mystères sont morts
Devant l'Homme, debout, qui croise ses bras forts
Dans l'immense splendeur de la riche nature !
Il chante... et le bois chante, et le fleuve murmure
Un chant plein de bonheur qui monte vers le jour !...
- C'est la Rédemption ! c'est l'amour ! c'est l'amour !...

IV

Ô splendeur de la chair ! ô splendeur idéale !
Ô renouveau d'amour, aurore triomphale
Où, courbant à leurs pieds les Dieux et les Héros,
Kallipyge la blanche et le petit Éros
Effleureront, couverts de la neige des roses,
Les femmes et les fleurs sous leurs beaux pieds écloses !
- Ô grande Ariadné, qui jettes tes sanglots
Sur la rive, en voyant fuir là-bas sur les flots,
Blanche sous le soleil, la voile de Thésée,
Ô douce vierge enfant qu'une nuit a brisée,
Tais-toi ! Sur son char d'or brodé de noirs raisins,
Lysios, promené dans les champs Phrygiens
Par les tigres lascifs et les panthères rousses,
Le long des fleuves bleus rougit les sombres mousses.
- Zeus, Taureau, sur son cou berce comme une enfant
Le corps nu d'Europé, qui jette son bras blanc
Au cou nerveux du Dieu frissonnant dans la vague.
Il tourne lentement vers elle son oeil vague ;
Elle, laisse traîner sa pâle joue en fleur,
Au front de Zeus ; ses yeux sont fermés ; elle meurt
Dans un divin baiser, et le flot qui murmure
De son écume d'or fleurit sa chevelure.
- Entre le laurier-rose et le lotus jaseur
Glisse amoureusement le grand Cygne rêveur
Embrassant la Léda des blancheurs de son aile ;
- Et tandis que Cypris passe, étrangement belle,
Et, cambrant les rondeurs splendides de ses reins,
Étale fièrement l'or de ses larges seins
Et son ventre neigeux brodé de mousse noire,
- Héraclès, le Dompteur, qui, comme d'une gloire,
Fort, ceint son vaste corps de la peau du lion,
S'avance, front terrible et doux, à l'horizon !

Par la lune d'été vaguement éclairée,
Debout, nue, et rêvant dans sa pâleur dorée
Que tache le flot lourd de ses longs cheveux bleus,
Dans la clairière sombre où la mousse s'étoile,
La Dryade regarde au ciel silencieux...
- La blanche Séléné laisse flotter son voile,
Craintive, sur les pieds du bel Endymion,
Et lui jette un baiser dans un pâle rayon...
- La Source pleure au loin dans une longue extase...
C'est la Nymphe qui rêve, un coude sur son vase,
Au beau jeune homme blanc que son onde a pressé.
- Une brise d'amour dans la nuit a passé,
Et, dans les bois sacrés, dans l'horreur des grands arbres,
Majestueusement debout, les sombres Marbres,
Les Dieux, au front desquels le Bouvreuil fait son nid,
- Les Dieux écoutent l'Homme et le Monde infini !

29 avril 1870
  Profil  

VieuxClebs
1513     
Venu(e) 24-08-2012 20:23
VieuxClebs
  Posté : 18-04-2010 12:29

tu fais bien de mettre ce texte, c'est vachement moins connu que le Dormeur du Val ou le Bateau Ivre.


  Profil  

Evelyne
720     
 Membre confirmé
Venu(e) 02-06-2015 16:14

Midi-Pyrénées
Evelyne
  Posté : 18-04-2010 18:54

Voilà maintenant de la poésie synthétique, je ne connais pas l'auteur, trouvé ça sur la toile, t'es sur le forum Jean-Nicolas ?:
Natu (de Jean-Nicolas)

Nature !
Que la nature est belle, même au fond de l'hiver
Quelle que soit ta vie, si tu penses manquer d'air
Dès que tu le peux il faut laisser ton ghetto
Et oublier, tout oublier pour faire comme l'oiseau.

Naturel(le) !
Ne soit pas esclave de cette société
Des commerçants qui ne veulent que te plumer
Des politiques, des imams et de leurs fatwas
Des médias qui ne vivent que de l'immédiat

Naturisme !
Plus de costumes, de frime, d'à priori idiots
Vivons libres et respectueux, enfin tous égaux
La nudité collective comme symbole de symbiose
Avec cette nature ! Allez pas de honte, ose !

Naturellement !
Certains seront gênés ou se moqueront de ton choix
D'autres te penseront évidemment pervers(e), ma foi .
Mais hommes et femmes sommes tous de la même race
Alors pourquoi se voiler les fesses et point la face ?

  Profil  www  

wolmar
190    
 Membre confirmé
Venu(e) 10-05-2010 16:42

paca AVIGNON
wolmar
  Posté : 10-05-2010 16:42

J'aurais voulu t'aimer
Et pouvoir te le dire
J'aurais voulu rester
Et ne jamais partir
Je t'aurais tant donné
Mais il fallait souffrir
Alors j'ai oublié

J'aurais voulu rêver
Mais c'était qu'un peut-être
Te prendre et te garder
Mais tu voulais des fêtes
Alors le coeur largué
A la fin de la fête
J'aurais voulu t'aimer

J'aurais voulu t'aimer
Et prendre un peu de place
Je n't'aurais rien volé
Y'aurait pas eu de casse
Pourquoi abandonner
Sans que nos corps s'engagent
Sans avoir essayé

J'avais envie d'aller
Où tant d'autres s'arrêtent
Et pouvoir te toucher
Pour enfin te connaître
Je voulais tout risquer
Même de ne pas te plaire
Je n'ai pas su nous garder
Je n'ai su que me taire
Alors le coeur largué
A la fin de la fête
J'aurais voulu t'aimer

J'aurais voulu savoir
Ce qu'un mot, ce qu'un geste
Aurait pu te faire croire
Aurait fait que je reste
C'était quoi notre histoire
Ce n'était pas la tienne
Elle arrivait trop tard
Ta vie contre la mienne
Alors le coeur largué
A la fin de la fête
J'aurais voulu t'aimer

T'aimer

J'aurais voulu t'aimer

[Rick Allison-Michel Sardou]
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